SUMO : LE BILLET PAS CHER POUR VOIR UN GRAND TOURNOI AU JAPON

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Si vous êtes au Japon pendant l’un des grands tournois de sumo, ou honbasho, ce serait dommage de rater l’occasion de voir de vrais combats de ce sport ancestral. L’année sur l’Archipel est en effet rythmée par les six rendez-vous incontournables que constituent ces compétitions. Les meilleurs rikishi du pays s’y retrouvent tous les deux mois et sur une durée de deux semaines. Tokyo, la ville japonaise qui en accueille le plus (janvier, mai et septembre), organise les rencontres au Ryogoku Kokugikan (sur notre photo avec sa toiture verte), considéré comme le temple du sumo au Japon, depuis 1984. Osaka en mars, Nagoya en juillet et Fukuoaka en novembre ont aussi leur grand tournoi qui commence toujours le deuxième dimanche du mois. Pour être au plus près du dohyo, il faut savoir que le prix des places peut être très important et qu’il faut les réserver longtemps à l’avance, surtout pour les week-ends ou les derniers jours du tournoi, au guichet de la grande salle, dans les konbini Lawson ou via le site officiel. Si en revanche vous n’aviez pas prévu d’assister à un tel événement et que vous souhaitez finalement vous y rendre, il existe une ultime solution : les billets non-réservés mis en vente le jour-même. Mais avant de pouvoir vous les procurer, il faudra être prêt à certains sacrifices.

PREMIERS ARRIVÉS PREMIERS SERVIS !

La solution des billets non-réservés est idéale si vous vous y prenez au dernier moment pour assister au tournoi et si vous n’avez pas un budget conséquent. Les places du dernier rang sont en effet mises en vente le jour même aux guichets du stadium, dès 8h en général, pour un prix de 2200 yens, soit environ 17 euros, et 200 yens pour les enfants de moins de 15 ans. Le revers de la médaille est qu’il faudra être prêt à se lever tôt, parfois même très tôt (pour le dernier jour du tournoi par exemple avec des cérémonies de rikishi supplémentaires, la remise du trophée au vainqueur et encore plus de tension dans les derniers combats, surtout si le sort n’est pas encore joué) pour avoir une chance d’avoir sa place. Mais assister à un tournoi de sumo n’est pas une activité que l’on peut faire tous les jours et le spectacle en vaut vraiment la chandelle. Vous ne regretterez sans doute pas d’avoir ainsi sacrifié quelques heures de sommeil pour vivre un tel moment ! La vente est faite sur la base d’un billet par personne et il ne faudra pas compter sur le plus matinal du groupe, ou sur celui qui a perdu à la courte paille, pour aller acheter tous les billets à lui seul.

Concrètement, il faut se glisser dans la file d’attente dès que vous arrivez sur les lieux du tournoi, de suite en sortant de la gare JR Ryogoku située sur la ligne Chuo-Sobu. Mais même en arrivant une heure à l’avance ou plus, il n’y a pas pour autant d’assurance d’avoir son billet. Néanmoins, le personnel sera déjà sur place pour vous indiquer la procédure, et le sumo ayant un certain intérêt auprès des touristes étrangers, l’anglais est pratiqué ici. Si les gens dans la file d’attente sont déjà assez nombreux, vous pourrez être placé sur une liste d’attente et espérer qu’il y ait des désistements avant d’arriver au guichet. Si vous êtes arrivé suffisamment à l’avance, vous recevrez de leur part un ticket qui vous donnera droit au sésame. Ne perdez pas ce petit bout de papier et ne quittez pas la file d’attente, même si vous n’avez pas eu le temps de prendre un petit-déjeuner et êtes tenté par la boulangerie d’en face. La récompense est proche et ce serait dommage d’y passer à côté. Une fois au guichet, vous ne pourrez payer votre place qu’avec de l’argent liquide. Prévoyez donc d’en avoir assez en fonction du nombre de participants. On vous remettra alors le billet d’entrée avec le plan de l’arène, un guide du sumo et le programme du jour, tout cela en anglais, avec l’intégralité des combats pour les deux meilleures divisions (matchs de l’après-midi).

LA JOURNÉE AU RYOGOKU KOKUGIKAN DE TOKYO

Une fois le billet en poche, plusieurs choix s’offrent à vous. Vous pouvez tout simplement choisir de consacrer cette journée au sumo et assister à l’intégralité des combats. Vous pouvez même, avant de rejoindre votre siège du dernier rang, essayer d’occuper une place autour du dohyo en respectant les règles que les employés vous indiqueront (il faut par exemple enlever ses chaussures avant d’aller dans les petits box). Les plus jeunes sumotori commencent le matin et le niveau augmente au fur et à mesure de l’avancée de la journée. Vous pouvez aussi choisir de visiter le musée du sumo, qui est tout le temps gratuit mais accessible seulement aux détenteurs d’un ticket pendant les jours de tournoi. Vous pouvez également choisir d’assister à quelques combats, vous imprégner de cette atmosphère très spéciale une fois dans la salle, avec ce dohyo surmonté d’une remarquable reproduction d’un toit de sanctuaire shinto, essayer de vous en approcher (chose impossible plus tard dans la journée sans le ticket adéquat) et juste savourer l’instant d’être dans le temple du sumo au Japon !

Les combats s’enchaînent et la salle se remplit petit à petit jusqu’à l’arrivée des grands champions. Certaines personnes avec tickets réservés ne viennent même que pour voir les derniers combats du jour qui mettent à l’œuvre les yokozuna. Les combats de la deuxième division commencent vers 14h et ceux de la première division vers 16h. Rien ne vous empêche d’en faire de même si seuls les plus importants sumotori vous intéressent et si vous voulez profiter de quelques heures à Tokyo. Sachez toutefois qu’une seule sortie par personne est permise (avec un tampon sur la main) et qu’il sera de plus en plus difficile, avec l’avancée du jour, de trouver plusieurs places côte-à-côte si vous êtes en groupe. Le Ryogoku Kokugikan est idéalement situé à deux stations de Akihabara,  à proximité du musée d’Edo-Tokyo (visible sur la photo, le grand bâtiment juste derrière l’enceinte de sumo) et à quelques minutes du Parc Yokoamicho, qui fait partie, avec le musée du sumo, de la journée de visites gratuites à Tokyo. À l’intérieur, un petit musée gratuit sur le tremblement de terre de 1923 et un imposant mémorial dédié aux victimes pourraient vous permettre de passer un moment de quiétude avant d’affronter la ferveur de l’événement qui se déroule à côté et que vous vous apprêtez à rejoindre. Quelle que soit la solution que vous choisissez, ce sont des moments qui resteront dans tous les cas gravés dans votre mémoire !

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Michael Amerigo

Rédacteur en chef | 📕 "Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant, je vous dis que Salomon même, dans toute sa magnificence, n'était point vêtu comme l'un d'eux." (Nouveau Testament | Matthieu 6.28)